La gestion des déchets électroniques ne profitent pas qu'à l'environnement

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Une gestion circulaire, responsable, sécurisée et confidentielle des e-déchets des actifs IT en fin de vie protège l’environnement et la réputation et les finances de votre entreprise

22 juin 20267  min read
Digital transformation in life sciences

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les déchets électroniques constituent le flux de déchets qui connaît l'augmentation la plus rapide à travers le monde. En effet, plus de 61 millions de tonnes d'équipements électroniques (ordinateurs, serveurs, smartphones, imprimantes,...) ont été mis au rebut en 2023, avec un total annuel qui devrait atteindre près de 75 millions de tonnes d'ici 2030. Quant aux déchets liés à l'activité numérique, moins de 18 % sont actuellement recyclés.

L'augmentation des déchets électroniques, ou e-déchets, connaît même une accélération en raison du raccourcissement de la durée de vie utile des équipements électroniques. Les initiatives en matière de transformation numérique ont mis davantage de pression sur les responsables informatiques pour qu'ils fournissent les toutes dernières technologies et un grand nombre d'équipements aux collaborateurs de l'entreprise.

Le cocktail explosif des métaux lourds

Tous ces équipements électroniques sont une véritable bombe à retardement pour l'environnement. En effet, les actifs informatiques contiennent des matériaux dangereux tels que du plomb, du mercure et du cadmium qui peuvent se propager dans l'environnement s'ils ne sont pas correctement éliminés. Les métaux lourds polluent les sols et les nappes phréatiques, engendrant ainsi des risques pour la santé de la population et la vie sauvage. De plus, l'élimination des composants électroniques entraîne une hausse de l'activité minière si les métaux précieux qu'ils contiennent ne sont pas récupérés. Ainsi, on estime qu'une tonne de cartes de circuits imprimés contient jusqu'à 800 fois plus d'or qu'une tonne de minerai d'or. Même si les quantités par composants sont faibles, les récupérer à grande échelle s'avère une opération rentable. Le site Web Tom's Hardware a récemment indiqué que certaines entreprises gagnent jusqu'à 85 000 dollars chaque jour en recyclant l'or et le cuivre extrait des composants électroniques mis au rebut.

En outre, les équipements électroniques destinés à la benne ou recyclés peuvent contenir des données sensibles. En 2022, une grande banque d'envergure mondiale a dû s'acquitter de 60 millions de dollars pour éviter un procès intenté par des clients lui reprochant de ne pas avoir effacé leurs données personnelles avant de mettre au rebut du matériel informatique considéré comme obsolète. D'autre part, un audit réalisé par Kaspersky en 2021 à propos des équipements de seconde main utilisés au Royaume-Uni a révélé que 90 % d'entre eux contenaient des traces de données personnelles et commerciales et que 74 % abritaient des données récupérables à l'aide d'outils spécialisés.

Obligation de RSE

Les responsables IT ne peuvent ignorer le problème des e-déchets. En effet, plus de 90 % des entreprises figurant dans l'indice S&P 500 ont mis en place des initiatives en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) qui font des pratiques durables une obligation métier. Ne pas gérer de manière responsable la mise au rebut des actifs IT peut se transformer en cauchemar réputationnel.

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